Ma vision de la vie, de l’être humain et de l’accompagnement.

Pourquoi je ne suis pas devenue thérapeute par hasard

Je me méfie des personnes qui prétendent détenir des vérités.

Plus les années passent, plus je découvre que la vie est infiniment plus vaste que les explications que nous cherchons à lui donner. Elle aime bousculer nos certitudes, nous conduire là où nous n’avions jamais imaginé aller et nous rappeler, avec beaucoup d’humilité, que nous n’en aurons sans doute jamais fait complètement le tour.

Si vingt-huit années d’accompagnement m’ont appris quelque chose, c’est que l’être humain est un mystère. Et la vie davantage encore. Je ne prétends pas en détenir les clés.

En revanche, il y a des convictions qui, au fil du temps, n’ont cessé de grandir en moi.

Je crois profondément que rien de ce que nous traversons n’est totalement dénué de sens, même lorsque ce sens nous échappe pendant longtemps. Certaines épreuves nous paraissent absurdes au moment où nous les vivons, et pourtant il arrive qu’un jour, parfois des années plus tard, nous découvrions qu’elles ont ouvert en nous un chemin que nous n’aurions jamais emprunté autrement.

L’astrologie karmique a profondément nourri ce regard. Elle ne m’a pas apporté des certitudes toutes faites ; elle m’a invitée à considérer que notre histoire est peut-être plus vaste que ce que nous pouvons voir, et que nos blessures elles-mêmes portent parfois une intention, un apprentissage, une invitation à grandir.

Cela ne signifie pas que tout soit facile. Encore moins qu’il faille se réjouir de la souffrance.

Cela signifie simplement que je refuse de croire qu’une vie puisse être résumée à ce qui l’a blessée.

En revanche, il y a quelques convictions qui, elles, n’ont jamais cessé de grandir en moi. Elles ne sont pas nées dans les livres. Elles ne viennent pas de mes formations. Elles sont nées au fil des milliers d’heures passées à écouter des femmes raconter leur histoire. Elles sont nées aussi de ma propre vie, de ses joies, de ses secousses, de ses remises en question. Ce sont elles qui donnent un sens à mon métier. Ce sont elles qui expliquent pourquoi je suis devenue thérapeute. Et si un jour je devais arrêter de travailler, je crois que je continuerais malgré tout à défendre ces idées, parce qu’elles dépassent largement mon activité.

La première est sans doute la plus importante.

Je ne crois pas que nous soyons condamnés à rester prisonniers de ce qui nous est arrivé.

Cette phrase peut paraître simple. Pourtant, je mesure chaque jour combien elle est difficile à croire lorsque l’on a connu des blessures profondes. Lorsqu’on a grandi dans une famille où l’on ne s’est jamais senti à sa place. Lorsqu’on a aimé quelqu’un qui nous a détruit à petit feu. Lorsqu’on a passé des années à douter de sa valeur. Le passé est un formidable conteur. Il adore nous souffler que rien ne changera vraiment, que nous sommes faits ainsi, que notre histoire a déjà écrit la fin du roman.

Je ne le crois pas.

Je ne crois pas non plus au discours inverse, celui qui laisse entendre qu’il suffirait de « guérir » une bonne fois pour toutes pour vivre enfin heureux. Cette idée me paraît presque aussi violente. Elle laisse entendre qu’un être humain devrait devenir parfaitement réparé avant d’avoir le droit d’être en paix. Or je n’ai jamais rencontré quelqu’un qui ne porte aucune cicatrice.

Nous sommes tous cabossés.

Simplement, nos blessures ne sont pas toujours visibles.

Certaines personnes apprennent très tôt à sourire pour ne pas inquiéter les autres. D’autres deviennent fortes, tellement fortes qu’elles finissent par oublier qu’elles ont aussi le droit d’être fatiguées. D’autres encore passent leur vie à sauver tout le monde, sans jamais comprendre qu’elles attendent secrètement que quelqu’un vienne enfin les sauver elles aussi.

Avec les années, j’ai compris que notre souffrance ne vient pas uniquement de ce que nous avons vécu. Elle vient aussi de l’histoire que nous continuons à raconter à propos de ce que nous avons vécu.

C’est une nuance essentielle.

Deux personnes peuvent traverser une épreuve semblable et en faire deux histoires totalement différentes. L’une finira par se dire : « Je ne mérite pas d’être aimée. » L’autre : « J’ai traversé quelque chose de terrible, mais cela ne dira jamais qui je suis. »

Le fait est identique. Le récit change. Et parfois, c’est ce récit qui nous enferme davantage que l’événement lui-même.Je crois que notre liberté commence exactement là.

Au moment où nous cessons de confondre notre histoire avec notre identité.

Je ne dis pas que c’est facile. Je dis simplement que c’est possible.

Il m’arrive souvent d’entendre cette phrase : « Denise, je voudrais tourner la page. »

Je souris toujours un peu lorsque je l’entends.

Pourquoi faudrait-il tourner la page ?

Notre passé fait partie de nous. Il est là. Il ne disparaîtra pas parce que nous aurons décidé de ne plus y penser. Une enfance difficile restera une enfance difficile. Une trahison restera une trahison. La mort d’un être aimé ne s’effacera jamais.

Je préfère une autre image. Je crois qu’il ne s’agit pas de tourner la page, mais de continuer à écrire le livre.

Les premiers chapitres ne sont peut-être pas ceux que nous aurions souhaités. Certains sont bouleversants, d’autres profondément injustes. Pourtant, ils ne nous interdisent pas d’écrire une suite différente. Ils expliquent d’où nous venons, mais ils ne décident pas où nous allons.

Ce qui me touche profondément chez l’être humain, c’est cette capacité presque incroyable à se réinventer, non pas pour devenir quelqu’un d’autre, mais pour redevenir peu à peu lui-même, celui ou celle que les blessures, les peurs ou les renoncements avaient fini par faire taire. 

Je crois que nos émotions sont des messagères, pas des ennemies.

Pendant longtemps, j’ai eu le sentiment que nous menions une drôle de guerre contre nous-mêmes. Comme si une vie réussie consistait à ne plus avoir peur, à ne plus être triste, à ne plus se mettre en colère, à ne plus douter. Il suffit d’ouvrir un livre de développement personnel, d’écouter certains discours sur les réseaux sociaux ou de parcourir quelques vidéos pour entendre toujours la même promesse : « Libérez-vous de vos émotions négatives. »

Cette expression m’a toujours laissée perplexe.

Je me suis souvent demandé qui avait décidé qu’une émotion pouvait être négative. Une émotion est une émotion. Elle ne cherche ni à nous punir ni à nous compliquer l’existence. Elle vient frapper à la porte de notre conscience parce qu’elle a quelque chose à nous dire. Encore faut-il accepter de l’écouter.

Avec les années, j’ai vu tant de femmes lutter contre elles-mêmes que j’ai fini par me demander si leur véritable souffrance ne venait pas moins de leurs émotions que de l’énergie immense qu’elles dépensaient à essayer de les faire disparaître.

Je pense à cette femme qui s’en voulait d’être jalouse dans son couple. Elle passait son temps à culpabiliser, persuadée que cette jalousie faisait d’elle quelqu’un de médiocre. En réalité, cette émotion ne parlait pas de son compagnon. Elle racontait une peur beaucoup plus ancienne, celle de ne pas être assez importante pour que quelqu’un choisisse de rester auprès d’elle.

Je pense aussi à toutes celles qui me disent presque en s’excusant : « Je sais que je ne devrais pas être en colère… »

Pourquoi ne devriez-vous pas être en colère ?

Parce qu’on vous a appris qu’une femme douce ne hausse jamais le ton ? Parce qu’il faudrait sourire quoi qu’il arrive ? Parce qu’il serait plus élégant d’avaler sa colère que d’oser dire qu’une limite a été franchie ?

Je crois au contraire que la colère est parfois une immense preuve de santé. Elle apparaît lorsque quelque chose en nous refuse enfin l’inacceptable. Bien sûr, elle peut devenir destructrice lorsqu’elle déborde et emporte tout sur son passage. Mais vouloir supprimer la colère sous prétexte qu’elle dérange me paraît aussi absurde que de casser le voyant rouge de sa voiture parce qu’il nous agace. Le voyant n’est pas le problème ; il nous avertit simplement que quelque chose mérite notre attention.

C’est sans doute pour cette raison que je ne demande jamais à une personne de faire taire ses émotions. Je préfère l’inviter à s’asseoir à côté d’elles, comme on s’assoit auprès d’un enfant qui pleure. Non pas pour lui dire de se calmer le plus vite possible, mais pour comprendre ce qui le fait souffrir.

À mes yeux, c’est cela, apprendre à se connaître.

Ce n’est pas devenir parfaitement serein. Ce n’est pas ne plus ressentir de peur. Ce n’est pas atteindre une espèce d’état de paix permanent qui ferait de nous des êtres enfin « évolués ». J’avoue même sourire lorsque j’entends ce genre de promesses.

 Après vingt-huit ans de pratique, je n’ai jamais rencontré un être humain qui ne doute plus, qui ne souffre plus ou qui ne soit plus jamais traversé par une émotion difficile.

Ce qui ouvre le chemin du changement

Au fil des années, une même question revient souvent : comment expliquer les transformations des personnes que j’accompagne ?

La question me met toujours un peu mal à l’aise, parce qu’elle laisse entendre qu’il existerait une méthode particulière, une sorte de recette dont je détiendrais le secret.

J’aimerais que les choses soient aussi simples.

Il suffirait d’apprendre une technique, d’appliquer quelques exercices, et chacun retrouverait la paix. Mais l’être humain ne fonctionne pas ainsi.

Avec les années, j’ai compris que les outils, aussi précieux soient-ils, ne sont jamais le point de départ. Ils sont un soutien, parfois un accélérateur, souvent un éclairage. Ils peuvent aider à mettre des mots, à prendre du recul, à comprendre certains mécanismes. Mais ils ne sont jamais le cœur de la transformation.

Le cœur est ailleurs.

Avant qu’une personne puisse regarder son histoire autrement, avant qu’elle ose remettre en question une croyance qui la fait souffrir depuis parfois des décennies, il faut qu’elle fasse une expérience beaucoup plus fondamentale : celle de se sentir suffisamment en sécurité pour cesser de se défendre.

Je crois que la première chose que j’offre aux femmes qui viennent me rencontrer n’est ni une réponse toute faite, ni une interprétation de leur histoire, encore moins une promesse de changement. J’essaie avant tout de leur offrir un espace où elles peuvent enfin poser ce qu’elles portent depuis si longtemps.

Beaucoup arrivent après avoir passé des années à tenir debout pour tout le monde. Elles ont appris à être solides, à faire face, à rassurer leur entourage, parfois au point d’oublier ce qu’elles ressentaient elles-mêmes. Certaines sourient encore, mais ce sourire leur demande une énergie immense. D’autres se montrent si exigeantes envers elles-mêmes qu’elles ne s’accordent jamais la moindre indulgence. Peu à peu, elles ont fini par croire que tout repos était une faiblesse et que demander de l’aide revenait à échouer.

.Certaines ont tellement pris l’habitude de rassurer les autres qu’elles ne savent même plus ce qu’elles ressentent elles-mêmes. D’autres se jugent avec une dureté que jamais elles n’auraient envers quelqu’un qu’elles aiment. Alors, sans même s’en rendre compte, elles vivent dans un état de tension permanent, comme si leur corps et leur esprit étaient toujours prêts à se protéger d’un danger.

Et puis elles s’assoient.

Nous parlons.

Parfois nous nous taisons.

Je les écoute.

Je les accueille exactement là où elles en sont, sans leur demander d’aller plus vite, sans leur reprocher leurs résistances, sans chercher à les convaincre de quoi que ce soit.

Parce que les résistances ne sont pas des ennemies.

Elles racontent simplement que quelque chose, en elles, a encore besoin d’être rassuré. Alors nous avançons autrement. Pas à pas.

Je leur propose parfois un exercice. Parfois une question. Parfois je leur offre un autre regard sur une situation qu’elles croyaient figée. Il arrive qu’elles ne soient pas d’accord tout de suite, qu’elles reviennent la séance suivante avec les mêmes peurs, les mêmes doutes, les mêmes certitudes.

Et c’est très bien ainsi.

Je ne cherche jamais à gagner une bataille d’idées. Je préfère semer une graine. Je sais qu’elle ne germera peut-être pas aujourd’hui. Peut-être pas demain non plus. Mais je sais aussi que lorsqu’une idée juste trouve son chemin, elle finit toujours par faire son œuvre.

J’aime imaginer ce travail comme celui d’une couturière.

Un vêtement qui s’est déchiré ne retrouve pas sa solidité parce que l’on tire brutalement sur le tissu. Il faut reprendre chaque point avec patience, accepter que la réparation demande du temps, que certains fils résistent davantage que d’autres. Et, de point en point, presque sans que l’on s’en aperçoive, le tissu retrouve peu à peu sa tenue.

Je crois que la transformation ressemble à cela. Elle n’arrive presque jamais dans un grand bouleversement. Elle s’installe discrètement. Une croyance perd un peu de sa force. Une peur devient moins envahissante. Une limite est enfin posée. Une culpabilité commence à s’alléger.

Puis, un jour, une femme me dit presque en s’excusant : « Je ne sais pas ce qui m’arrive… mais je ne réagis plus comme avant. »

Et je souris.

Parce que je sais que le changement a commencé depuis longtemps. Simplement, il grandissait en silence. Je crois aussi qu’il y a une autre raison à ces transformations.

Je crois profondément en chaque femme qui s’assoit en face de moi, parfois bien avant qu’elle ne soit capable de croire en elle-même.

Ce n’est pas une formule.

C’est une conviction.

Je ne regarde jamais une personne en me disant qu’elle est condamnée par son passé, par ses peurs ou par son histoire. Je vois toujours, derrière les blessures, une femme qui n’a pas encore retrouvé toute sa place. Et cette certitude ne me quitte jamais, même lorsqu’elle doute, même lorsqu’elle recule, même lorsqu’elle pense qu’elle n’y arrivera pas.

Au fond, je crois que je lui prête ma confiance pendant quelque temps.

Je la porte jusqu’au moment où elle devient suffisamment solide pour la porter elle-même.

Et c’est souvent là que quelque chose bascule.

Non pas parce que je l’ai changée.

Mais parce qu’elle commence enfin à se regarder avec un peu de la confiance, de la douceur et de l’espérance que je pose sur elle depuis notre première rencontre.

Si je devais vous laisser qu’un seul message…

Il m’arrive parfois de me demander ce que je dirais si je savais que c’était la dernière fois que je prenais la parole.

C’est une question étrange. Elle oblige à laisser de côté tout ce qui est accessoire. Les méthodes. Les théories. Les explications. Elle ne garde que ce qui résiste au temps.

Si je ne devais vous laisser qu’un seul message, ce serait celui-ci :

Ne laissez jamais votre passé vous convaincre qu’il a déjà écrit votre avenir.

Je sais que certaines blessures nous accompagnent longtemps. Je sais qu’il existe des douleurs qui ne disparaissent jamais complètement et des souvenirs qui continuent de nous visiter, parfois des années plus tard. Je ne crois pas qu’il soit nécessaire d’effacer tout cela pour vivre une vie belle.

En revanche, je crois qu’il est possible de cesser de leur confier les clés de notre existence.

Une blessure me fait souvent penser à une cicatrice. Elle ne disparaît pas. Elle raconte une histoire. Elle témoigne d’une traversée. Mais, avec le temps, elle cesse d’être une plaie ouverte. Elle devient simplement une partie de nous, sans décider de chacun de nos pas.

C’est sans doute ce qui me touche le plus chez l’être humain.

Nous avons cette capacité presque incroyable à continuer d’aimer après avoir été blessés, à refaire confiance après avoir été trahis, à retrouver le goût de vivre après avoir cru l’avoir perdu. Je ne connais aucune autre espèce capable de transformer ce qui l’a fait souffrir en une force pour continuer à avancer.

Alors, n’attendez pas que tout soit parfait.

La vie ne vous demandera jamais cela.

Elle vous demandera seulement de ne pas renoncer à elle.

Parce qu’au fond, je ne crois pas que le bonheur consiste à ne plus jamais connaître la peur, la tristesse ou la colère. Ces émotions continueront de faire partie de notre histoire. Elles reviendront parfois sans prévenir, et il serait illusoire de croire que nous pouvons les empêcher d’exister.

En revanche, nous pouvons apprendre à ne plus leur laisser toute la place.

Nous pouvons choisir de ne pas nous accrocher à elles comme si elles racontaient toute notre vérité. Nous pouvons les traverser, les écouter lorsqu’elles ont quelque chose à nous apprendre, puis les laisser repartir lorsqu’elles ont terminé leur ouvrage.

Petit à petit, c’est un autre espace qui s’ouvre en nous.

Un espace où la paix devient plus vaste que la peur.

Où la confiance reprend doucement sa place.

Où la joie n’est plus un événement exceptionnel, mais une présence discrète qui revient de plus en plus souvent habiter notre quotidien.

Je ne crois pas que vivre consiste à ne plus tomber.

Je crois que vivre, c’est retrouver suffisamment de confiance pour se relever encore, sans perdre sa capacité d’aimer, de s’émerveiller et de croire que demain peut être différent d’hier.

La vie restera toujours un mystère.

Pendant longtemps, j’ai voulu la comprendre.

Aujourd’hui, je crois qu’elle m’invite davantage à la rencontrer qu’à l’expliquer.

Et si je pouvais vous souhaiter une seule chose, ce ne serait pas de réussir votre vie, ni même d’être heureux chaque jour. Ce serait de garder le cœur suffisamment ouvert pour accueillir pleinement ce qui se présente, sans vous enfermer dans vos peurs, sans vous laisser définir par vos blessures et sans oublier que, même après les hivers les plus longs, quelque chose en nous continue obstinément à chercher la lumière.

Si vous êtes arrivé jusqu’au bout de ces lignes, c’est peut-être que certaines d’entre elles ont trouvé un écho en vous. Peut-être y avez-vous reconnu une part de votre propre histoire, ou simplement une manière de regarder la vie qui fait écho à la vôtre.

Depuis vingt-huit ans, j’accompagne des femmes et parfois des hommes, avec cette même conviction : aucun être humain n’est condamné à rester prisonnier de son histoire. C’est cette façon d’être au monde, de regarder l’autre et de croire en ses ressources que j’ai simplement eu envie de partager avec vous aujourd’hui.

Si ces mots vous ont parlé, si vous sentez que le moment est peut-être venu de ne plus avancer seule, je serai heureuse de vous accueillir, exactement là où vous en êtes aujourd’hui.

Nous prendrons le temps de faire connaissance.

Et, si nous sentons que nos chemins peuvent se rejoindre, nous avancerons ensemble, avec patience, un pas après l’autre.

Avec toute ma gratitude 

Denise Mehielle 

PS : RDV CRENOLIBRE

Mail : denisemehielle@gmail.com

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